AU NOM DE L’ÉGALITÉ HUMAINE, CONCRÈTEMENT OU L’ÉGALITÉ (RE) EXPLIQUÉE AUX MAL-COMPRENANTS

AU NOM DE L’ÉGALITÉ HUMAINE, CONCRÈTEMENT OU L’ÉGALITÉ (RE)EXPLIQUÉE AUX MAL-COMPRENANTS

J’ai l’impression que beaucoup, ont un problème avec la notion d’égalité, apparemment, ils ne s’estiment pas égaux par rapport aux autres ou ne tiennent pas ces autres, pour leurs égaux. Pourtant elle est ou devrait être à la base de tout :

Je suis l’Egal de l’autre, et l’autre est mon Egal, quelles que soient ses origines, sa race, sa religion, son milieu social, ses opinions, sa fonction, telle devrait être l’attitude de chaque être humain.

Je vois en l’autre, que cela soit mon voisin où pas, un homme riche ou un homme pauvre, un enfant ou une femme; mon employeur ou mon employé ; le maire de ma ville , le député, le préfet, le juge ou le procureur de ma région, le président ou le ministre de mon pays, le gendarme le policier, le médecin du quartier, l’imam de la mosquée, le curé de l’église, le rabbin de la synagogue. ils ont certes des pouvoirs inhérents à leurs fonctions, qu’ils ne doivent outrepasser, ni porter atteinte à mes droits humains, mais ils n’en demeurent pas moins MES ÉGAUX, que cela leur plaise ou pas.
Je puis avoir des différends avec telle ou telle autre personne pour x raisons, mais elle n’en demeure pas moins mon égal, même si elle ne veut pas l’être et se croit supérieure à moi, ou à un autre.
Égal, veut dire = Egal, comme dirait Mr de La Palisse, c’est-à-dire, ni supérieur, ni inférieur.

L’égalité est aussi le moyen de mettre hors d’état de nuire tous les imposteurs politiques et associatifs. C’est le plus important Tout devrait être dans la mesure, or, je ne vois pas de meilleure mesure et de meilleur moyen d’empêcher les abus divers, inclus de pouvoir, que l’égalité.

Au nom de l’égalité :

Établir des préférences ou des détestations, des distinctions, des privilèges, que cela soit dans des discours, dans des lois au bénéfice ou au détriment de groupes humains, dans des jugements. Criminaliser des hommes et en aduler d’autres, sont des violations inacceptables et intolérables, des principes de l’égalité.

Parler de « cités de non-droit » et de « territoires perdus de la République », à reconquérir, à propos de quartiers habités majoritairement par des citoyens d’origine africaine ou maghrébine, AUSSI.

Cet acharnement à suspecter, à stigmatiser, à criminaliser, à exclure, à nier ou réduire les droits humains des musulmans, immigrés, migrants et citoyens français , à porter atteinte à leur liberté de culte et d’expression, sous les prétextes et accusations imaginaires, infondées, les plus diverses, : « d’islamisme » ( qui est une opinion) de « communautarisme ». Cibler en permanence, sous un angle ou un autre, un groupe humain et ainsi le communautariser, au nom de l’anti-communautarisme, au moyen de rapports parlementaires. Procéder à des amalgames et à des généralités, violent les principes de l’égalité et les droits humains.

L’utilisation de l’antiracisme à des fins racistes contre les citoyens, violent les principes de l’égalité et les droits humains.

Au nom de l’égalité :

Toutes les lois établissant, contenant, induisant des distinctions, des détestations, des préférences, des privilèges, des inégalités, des stigmatisations entre les citoyens, doivent être abrogées : lois  » anti-voiles », lois  » sécuritaires », lois  » antiracistes » ( utilisées à des fins racistes).
Les associations et officines poursuivant des buts similaires, doivent être dissoutes.

Le prix de la vie

Attribuer plus de valeur à certaines vies humaines par rapport à d’autres, en fonction de leurs origines, de leur religion, de leurs opinions, de leur milieu social, de leur fonction ; établir des hiérarchies entre les hommes, les souffrances, les histoires , les cultures ; Ies stigmatisations, les suspicions, les accusations incessantes de citoyens du fait de leurs origines, de leur religion, sous couvert de diverses chimères, sont également, des violations des principes d’égalité.

Un enfant d’un bidonville à autant de valeur que l’enfant habitant dans un quartier résidentiel.
Un Noir a autant de valeur, qu’un Blanc, qu’un Jaune, ou qu’un Arabe et inversement.
La vie d’une victime de violences policières à autant de valeur que celle d’un policier tué par un délinquant.
Le policier auteur de violences ayant entraîné la mort doit être condamné de la même façon qu’un délinquant ayant tué un policier, à circonstances similaires. L’un et l’autre, doivent bénéficier de mêmes droits à la défense, d’une même présomption d’innocence.

L’égalité financière et matérielle intégrales par le haut, est certes impossible et peut-être, même pas souhaitable, mais l’égalité a-minima est possible. C’est même un droit.

Exemple :

Je ne veux pas gagner des millions, pour acheter voitures, villas, immeubles, m’offrir les meilleurs restaurants, bouffer tous les jours du caviar à la louche, acquérir les plus beaux meubles ( notions très subjectives d’ailleurs), mais je veux juste disposer des moyens pour me loger, payer mon loyer, acheter à manger, faire vivre ma famille ; me soigner en cas de maladie ou d’accident, même si mes revenus ne me le permettent pas. C’est celà l’égalité. L’égalité est aussi aider, partager, quand on en a la possibilité, afin de donner aux autres, les moyens financiers et matériels de leur égalité.

Daniel Milan

L’ÉGALITÉ, POUR QUE LA FRANCE REMARCHE A L’ENDROIT

L’ÉGALITÉ, POUR QUE LA FRANCE REMARCHE A L’ENDROIT

Tout d’abord, un rappel à tous ceux qui n’ont que le mot France à la bouche. Ils oublient que ce concept est d’abord une construction idéologique et administrative maçonniques ; d’essence supremaciste, impérialiste et totalitaire, comme nous avons pu le constater à différentes périodes de l’histoire. La France géographique et administrative actuelle, s’est constituée à partir de territoires conquis, achetés, échangés et repose sur l’accaparement des ressources, sur la servitude, des massacres de populations et la destruction des identités de celles-ci. C’est important de le rappeler, et c’est ce qui explique son mode de fonctionnement féodal qui n’a jamais cessé d’être, dont elle ne veut se débarrasser, en dépit des changements ou des alternances de castes dominatrices, elles restent toutes attachées à la même perdurance du système.

« Valeurs de la République » ? « Droits de l’homme », « antiracisme », « liberté, égalité, fraternité »,  » démocratie », ne sont que les mots de la propagande prononcés et brandit à tout bout de champ, par des politiciens et gouvernements, qui manifestement, quand ils n’en violent pas les principes, n’en ont que des vues très superficielles ou qui ignorent tout de leur signification et de leur contenu. Du reste, et c’est assez révélateur, personne ne nous parle, ni ne songe à l’application concrète de l’égalité constitutionnelle, qui stipule dans ses articles l’égalité en droits, en respect et en traitement, des citoyens et le non accaparement des institutions par un groupe.
Pourtant, il s’agit là, d’articles fondateurs de la République, dont l’application et la référence, devraient être la préoccupation principale et constante de nos politiciens et des gouvernements ; et le préalable à toutes décisions, programmes et lois, pour empêcher les corporations et les castes de s’approprier la République, aujourd’hui, aux mains de celles-ci.

Le mode de fonctionnement politique et législatif de la France, a toujours été selon le principe de la loi de la jungle, les plus forts écrasant les plus faibles, donc, bien loin, des principes égalitaires et de non-accaparement des institutions, comme indiqué dans les articles de la Constitution.

« L’humanisme »et « l’universalisme » dont la France se réclame, et ses « missions dites civilisatrices », n’auront été, rien d’autre, selon les territoires et les périodes de son histoire, que l’asservissement, allant jusqu’à l’écrasement de populations dites rebelles, bref, que l’expression du colonialisme dans sa force la plus brutale et bestiale, bien loin de toutes préoccupations de respect humain et d’égalité.

Ce mode de fonctionnement et ce même état d’esprit, régissent toujours la politique française, en dépit des mots et des adaptations. La population française en France, dans son ensemble, n’y ait pas mieux traitée que jadis, les populations des colonies et pas seulement les personnes originaires de ces ex colonies. Que nous soyons « Français de Souche » ou Français originaires des ex colonies françaises, nous sommes tous traités en Indigènes de la République, comprenez, en sous-citoyens, par les castes qui nous gouvernent.

Politiciens, philosophes, élus,  » syndicalistes, journalistes de cour, ont élaboré toute une dialectique neo-coloniale d’exclusion et de stigmatisation, à l’égard des quartiers et de leurs populations. Parler de  » quartiers ou de cités de non-droit », de « reconquête des territoires perdus de la République », n’est pas innocent. Le principe consiste à criminaliser des quartiers et leurs populations, afin de préparer l’opinion et de justifier toute répression éventuelle à leur égard.
Dans le même état d’esprit, on nie ou qualifie d’allégations, les violences policières, auxquelles se livrent des policiers, dans ces quartiers, mais paradoxalement, les policiers ont le privilège du droit à l’usage de la violence légitime d’Etat. Violence légitime ou violence illégitime ? je ne vois pas ce que ça change pour celui qui en est victime. Aucune violence ne peut être légitime, en dehors des cas exceptionnels de légitime défense.

Il est assez  » piquant » de voir des gouvernements faire référence aux droits de l’homme, tout en en violant les principes, en matière de droit, d’égalité, de libertés et d’utiliser  » l’antiracisme , comme arme de guerre raciste et exclure des parties de nos concitoyens.

On utilise la peur pour faire du racisme en toute impunité. Peur du migrant, peur de l’immigré, peur du musulman, peur du pauvre, peur du citoyen…

Le racisme et l’exclusion, se parent aujourd’hui, des vertus de la  » laïcité » (à sens unique), de la lutte contre l’islamisme ( qui est une opinion), de la lutte contre le  » radicalisme islamique » ( une vue de l’esprit) de la lutte contre le terrorisme ( en fait, d’actes isolés de gars qui ont pété les plombs).

On utilise l’anti-communautarisme », pour faire du communautarisme ; de  » l’antiracisme », pour faire du racisme.

Le travers et le tordu toujours plus de travers et plus tordu, sont des spécificités françaises cultivées depuis des décennies par des générations de castes qui ont fait main-basse sur les institutions.

Tous les maux de la société française proviennent du fait que les citoyens français ne sont pas considérés comme égaux, et ne bénéficient pas des mêmes droits, alors que tout être humain devrait être considéré comme égal à un autre être humain, indépendamment de ses origines, de sa race, de sa religion, de ses opinions, de sa fonction, de son milieu.

Pour que la France remarche à l’endroit, il ne suffirait que l’égalité soit déclarée par la loi, source du droit, des lois, des décisions et des programmes politiques, mais pour le moment, il ne se trouve personne en France pour porter et défendre cette idée devant l’Assemblée nationale.

Daniel Milan

MA PATRIE…

MA PATRIE…

Ne connait ni races, ni frontières…

Je suis blanc par le fait du hasard. Je suis français par le fait d’une idéologie et d’une administration imposant leur servitude à tous.

Je suis provincial, Picard, Vendéen, Breton, bosniaque et Algérien, par le fait de l’histoire et de mon histoire familiale.

Je suis musulman par choix.

MAIS JE SUIS D’ABORD un être humain, et c’est le seul qualificatif qui me convient, que je revendique, et que je porte haut et fort.

Ma Patrie, est le pays qui me respecte en tant qu’être humain et respecte mes droits humains.

Ma Patrie est là où je me sens bien.

Ma Patrie, est aussi faite de paysages divers, de modes de vie, de  » petites choses » de la vie : du quotidien ; de gens que je rencontre et de gens que j’aime.

Ma Patrie, se situe également dans la lecture de textes de maîtres soufis et dans mes recherches de leurs sens cachés.

Ma Patrie est la race humaine dans toute sa diversité et dans toute son humanité.

Ma Patrie, ne connaît aucune hiérarchie, aucun privilège, aucune supériorité, ni infériorité.

Ma Patrie, ne connait que des êtres humains égaux et libres.

Daniel Milan